Photographe Automobiles – WRC à Gap dans les Hautes Alpes (PACA)

Photographe Automobiles – WRC

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Les prémices

 
Le russe Andrei Platonovich Nagel et son copilote Mikhailov sur Russo-Baltique Torpédo S24-55, en route pour l’édition 1912.

Dès 1906, une épreuve de régularité est mise sur pied lors d’un trajet Paris-Monte Carlo aller-retour, entre le 25 novembre et le 5 décembre, pour les nouveaux modèles du salon de Paris1,2.

À sa création en 1911 par les monégasques Gabriel Vialon (huissier) et Anthony Noghès (âgé de 20 ans et fils d’Alexandre Noghès, le président du Sport vélocipédique et automobile de Monaco), le rallye automobile Monte-Carlo n’est pas encore à proprement parler une épreuve sportive, mais plutôt un moyen d’attirer la jet set européenne à Monaco en répondant aux divers évènements organisés par le dynamique Automobile Club de Nice et Côte d’Azur , de par la rivalité balnéaire des deux villes.

Chaque véhicule engagé part alors avec son équipage par la route, de la ville où il s’est engagé. Il effectue le parcours de regroupement reliant cette ville à Monte-Carlo, en suivant un itinéraire précis, avec certaines contraintes. À l’époque, traverser l’Europe en plein hiver est un exploit. Arrivés à destination, les vainqueurs sont l’équipage ayant réussi à rallier Monaco en respectant une moyenne horaire imposée par les organisateurs, mais la présentation du véhicule, après autant de kilomètres sur des routes difficilement praticables, est tout aussi importante.

Une Coupe des Dames était organisée. Elle fut par exemple remportée par Mildred Mary Easter Petre, épouse Bruce, en 1927.

Une autre particularité du rallye Monte-Carlo sera pendant longtemps son parcours de concentration, les villes de départ étant réparties aux quatre coins de l’Europe. Les équipages se rejoignaient en un point unique afin de rallier, par un parcours alors commun, Monaco. Cette caractéristique a donné jusqu’au milieu des années 1990 sa réputation au rallye, et en a fixé le déroulement.